Comment économiser 10 € à chaque course en regardant le prix au kilo

Lors de chaque passage en caisse, il est fréquent de constater que le montant total augmente, même si l’on achète toujours les mêmes produits. Cependant, selon la rédactrice culinaire Coline Cipolla, il est possible de réduire ses dépenses d’environ 10 € à chaque fois en adoptant un simple réflexe : regarder systématiquement le prix au kilo ou au litre plutôt que le prix total indiqué en haut de l’étiquette.

Cette habitude ne demande ni calcul compliqué ni changement de recettes. Il suffit de continuer à cuisiner les mêmes plats, mais de choisir, pour chaque aliment, la version la moins chère au kilo parmi celles proposées en rayon. Ce tri entre différents formats, marques, origines ou produits prêts à l’emploi permet d’alléger le budget courses tout en conservant une alimentation équilibrée, riche en fruits, légumes et en féculents, ces glucides économiques qui rassasient.

Le prix au kilo, un réflexe pour faire des économies

Le principe est simple : le prix au kilo (ou au litre) permet de comparer facilement les produits, quel que soit leur format. Par exemple, un paquet de 500 g à 2,50 € coûte en réalité 5 €/kg, tandis qu’un paquet d’1 kg à 4,20 € revient à 4,20 €/kg. Le site Comment-economiser.fr rappelle que cette mesure est essentielle pour faire des achats intelligents.

En France, ce prix à l’unité de mesure doit obligatoirement figurer sur la plupart des produits préemballés. Il apparaît souvent en petit, en bas de l’étiquette, sous le prix “par pièce”. Le ministère de l’Économie et la DGCCRF précisent que cet indicateur doit aider les consommateurs à faire des choix basés sur la meilleure rapport quantité-prix, sans se laisser influencer par la taille du produit.

Le prix au kilo, un outil contre la réduction de la qualité

Depuis le 1er juillet 2024, une réglementation encadre la pratique de la réduflation, aussi appelée shrinkflation. Lorsque la quantité d’un produit diminue sans modification du prix, le commerçant doit en informer clairement le client. La règle insiste sur le fait que le prix au kilo reste le meilleur indicateur pour détecter ces hausses déguisées.

Un exemple illustrant cette pratique a été diffusé par TF1 Info dans le Rhône. Deux barquettes du même produit, l’une à 4,92 € pour 238 g (soit environ 20 €/kg), l’autre à 4,05 € pour 288 g (environ 14 €/kg), peuvent donner l’impression que la plus chère est la meilleure affaire. En utilisant le prix au kilo, il devient évident que la seconde offre est plus avantageuse. En cas d’erreur en rayon ou sur le ticket de caisse, la DGCCRF rappelle que le client peut demander le prix le plus bas et signaler toute anomalie via la plateforme SignalConso.

Comparer sans changer ses habitudes alimentaires : les bons réflexes

Ce réflexe d’analyse permet de faire de petits arbitrages dans le panier. Par exemple, Coline Cipolla conseille de privilégier les carottes non lavées, qui coûtent souvent moins cher au kilo que celles déjà nettoyées, car on paye le service de préparation. La même logique s’applique aux salades en sachet, fruits découpés ou légumes prêts à l’emploi : en choisissant la version brute, on économise sans sacrifier la qualité ou la quantité.

Pour garder cette habitude, il peut être utile de suivre cette routine simple :

  • Repérer le prix au kilo ou au litre sur l’étiquette.
  • Comparer les produits similaires et choisir le moins cher au kilo.
  • Privilégier les grands formats uniquement si l’on est certain de tout consommer.

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