Prix coûtant dans les supermarchés : une révolution pour des aliments sains

Une proposition de loi examinée aujourd’hui à l’Assemblée nationale vise à obliger les grandes surfaces à vendre plus de 80 produits à prix coûtant. Ce texte, porté par l’écologiste Antoinette Guhl, est soutenu par 42 associations. Son objectif est de rendre certains aliments sains plus accessibles aux consommateurs.

Depuis 2015, le prix des fruits frais a augmenté de 54 % et celui des légumes frais de 62 %, alerte l’ONG concernée. La proposition souhaite répondre à cette hausse en proposant une sélection spécifique d’aliments.

Quels aliments seraient concernés ?

La liste s’appuierait sur le Programme national nutrition santé (PNNS). Elle comprendrait principalement des fruits, des légumes, des féculents complets, des poissons et des légumes secs. Chaque catégorie devrait comporter au moins trois références, c’est-à-dire trois aliments différents.

Concernant les fruits et légumes, des exemples cités sont les bananes, les pommes, les tomates, les abricots et les épinards. La sélection tiendrait compte des saisons et de la qualité environnementale des produits. Une place serait également réservée au bio, avec un minimum fixé par décret. L’objectif est de proposer en permanence au moins 80 références différentes tout au long de l’année.

La question du prix

Les distributeurs pourraient fixer le prix en intégrant les coûts nécessaires à la vente, sans réaliser de marge bénéficiaire. Il ne s’agirait pas d’imposer une vente à perte, mais simplement de couvrir les frais. La mesure viserait principalement les magasins d’au moins 400 m², appartenant à un réseau d’au moins cinq points de vente.

Pour l’instant, cette proposition suscite encore des débats. La commission des affaires économiques a rejeté le projet le 14 octobre dernier, en raison notamment de la difficulté à calculer et contrôler le prix coûtant, selon son rapporteur, Marc Séné. Le débat se poursuit ce jeudi dans l’hémicycle.

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