Un Employé chez Mercadona réclame 700 000 € après 34 ans de service
Un gestionnaire des ressources humaines réclame plus de 700 000 euros après 34 ans de service
En Espagne, un employé de la chaîne Mercadona, ayant travaillé 34 ans dans les ressources humaines, a été affecté à un poste de caisse suite à une restructuration interne en 2023. Il considère cette mutation comme injustifiée et a décidé de saisir la justice pour faire valoir ses droits. Il réclame plus de 710 000 euros en indemnités.
Une longue carrière dans les ressources humaines
Entré chez Mercadona en 1989, l’homme a occupé différents postes au sein du service des ressources humaines. Depuis 2003, il était coordinateur régional, un poste de confiance qu’il a occupé pendant près de 20 ans. En 2021, après 32 ans de service, la direction lui a confié une responsabilité supplémentaire en tant que coordinateur de division dans un autre secteur d’activité. Son parcours semblait exemplaire, sans signe de problème majeur, jusqu’à ce que tout change en 2023.
Un changement brutal dans sa carrière
En 2023, la restructuration interne menée par la nouvelle direction de Mercadona a bouleversé la hiérarchie. Le salarié, habitué à gérer ses équipes selon ses méthodes, a rapidement été en désaccord avec son nouveau supérieur sur la gestion du personnel. Le 21 mars 2023, l’entreprise a mis fin à ses fonctions de coordinateur RH et l’a affecté à un poste de coordinateur d’usine, loin de son domaine d’expertise. Par la suite, il a été aperçu derrière une caisse, une situation qu’il qualifie de rétrogradation injuste.
Une procédure judiciaire et un refus de la justice
Convaincu d’avoir été victime d’une rétrogradation abusive, voire de harcèlement moral, il a porté l’affaire devant la justice espagnole. Selon l’Indépendant, il réclame près de 530 000 euros pour la rupture de son contrat, 19 385 euros pour des heures supplémentaires impayées, 136 000 euros de compléments de salaire, ainsi que 25 000 euros de dommages et intérêts. En tout, la somme demandée s’élève à plus de 710 000 euros.
Cependant, la justice n’a pas donné raison à l’ancien cadre. Ses requêtes ont été rejetées en première instance, puis en appel. Les juges ont estimé que Mercadona pouvait librement lui retirer son poste, puisqu’il s’agissait d’une fonction de désignation discrétionnaire. La cour a donc considéré que cette mutation n’était pas un acte de harcèlement.
Une décision qui illustre la complexité des litiges professionnels
Pour la défense de Mercadona, les décisions organisationnelles d’une entreprise, même difficiles pour un salarié, ne peuvent pas être automatiquement considérées comme du harcèlement si elles respectent le cadre légal. Cette affaire montre que, malgré 34 années de service, il n’a pas été possible à cet ancien cadre de faire reconnaître un préjudice professionnel dans le cadre d’une gestion légale par l’employeur.
En résumé
- En 2023, après 34 ans, un employé de Mercadona passe de coordinateur régional à coordinateur d’usine suite à une restructuration.
- Il estime cette mutation injustifiée et réclame plus de 700 000 euros d’indemnités, mais la justice a rejeté sa demande.
- Cet épisode illustre comment une carrière exemplaire peut être bouleversée malgré la fidélité de plusieurs décennies à une entreprise.



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