Intermarché divise avec sa pub nostalgique des années 70
Une publicité qui divise les internautes
Diffusée depuis le dimanche 4 octobre, la nouvelle publicité d’Intermarché suscite de nombreux débats. La vidéo, d’une durée d’environ une minute et demie, met en scène une famille française des années 1970 réunie autour d’un repas. Le message final : « Il y a des choses qui changent, d’autres pas. Et c’est tant mieux ». Cette campagne, réalisée par l’agence Romance, divise les spectateurs.
Certains ont été touchés par la nostalgie évoquée, trouvant la vidéo émouvante et rappelant les repas de famille d’antan. La musique choisie, une composition de François de Roubaix du film « Dernier Domicile Connu », renforce cette sensation de douceur et de souvenirs d’enfance. Des internautes ont même indiqué avoir été émus au point d’avoir « les larmes aux yeux ». La société « culturepub » a salué cette réalisation en soulignant qu’elle replongeait avec justesse dans l’ambiance des dimanches en famille.
Mais cette publicité ne fait pas l’unanimité. D’autres internautes ont critiqué la représentation d’une France « blanche » avec peu de diversité. Certains ont relevé l’absence de personnes issues de minorités ethniques ou de femmes dans la cuisine, y voyant une vision idéalisée et nostalgique qui exclut la diversité actuelle. Sur LinkedIn, l’un d’eux a exprimé son mécontentement en estimant que la campagne laisse tomber toute forme de diversité au profit d’une image idéalisée du passé.
Les défenseurs de la campagne répondent
De leur côté, les responsables de l’agence Romance ont défendu leur création. Jérôme Lavillat, le directeur des stratégies, a précisé que la campagne n’avait pas pour but de provoquer la polémique. Selon lui, la majorité des réactions positives montre que le message est bien passé. Il explique que l’idée était de valoriser une gamme de produits du terroir, évoquant une époque où l’on pensait que l’alimentation était meilleure qu’aujourd’hui. Il espère que, malgré les critiques, l’acceptation de la publicité atteindra un taux d’environ 80 %.
Concernant le manque apparent de diversité, l’agence a expliqué qu’elle ne cherchait pas à reproduire fidèlement la société française de l’époque. L’objectif était simplement de représenter une famille spécifique, sans intention de faire un message sur l’inclusivité. Du côté d’Intermarché, la campagne a été jugée réussie. Un porte-parole a affirmé que l’enseigne était fière de cette publicité, insistant sur le fait que leur but est avant tout de susciter de l’émotion. Selon lui, leur communication se distingue de celle de leurs concurrents, qui mettent davantage en avant les prix.
Enfin, un représentant de l’enseigne a souligné que voir la publicité comme un message politique ou une critique de la société actuelle est une mauvaise lecture. La vidéo vise simplement à transmettre une émotion, et non à faire un commentaire social.



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