Une personne sur dix en danger de précarité alimentaire d’ici 2036
Une personne sur dix pourrait faire face à la précarité alimentaire en France d’ici 2036. C’est ce que révèle une étude basée sur les données recueillies auprès des bénéficiaires des Restos du Cœur entre 2018 et 2025. Selon cette étude, le chômage, le coût du logement et les conditions de vie jouent un rôle majeur dans cette évolution.
Cette enquête, publiée le 5 octobre 2026, s’appuie sur les chiffres de 5,5 millions de personnes ayant eu recours à l’aide alimentaire. Elle indique qu’une proportion importante pourrait être concernée dans la prochaine décennie. La précarité alimentaire est souvent liée à des facteurs comme la perte d’emploi, le montant des loyers, et la situation locale.
Qui sont les personnes à risque ?
Le chômage, un facteur clé
Perdre un emploi peut rapidement mettre en difficulté un budget déjà fragile. Parmi les bénéficiaires des Restos du Cœur, 90 % étaient sans emploi. Cela inclut aussi des étudiants, des personnes en situation de handicap ou des retraités. Lorsqu’un chômage augmente dans une région, le risque de précarité alimentaire augmente aussi. Pour faire face, certains réduisent leurs dépenses en courses. La relation entre perte d’emploi et budget alimentaire est donc très forte.
Le logement et ses coûts
Les difficultés liées au logement sont également un facteur important. Selon l’étude, 40 % des personnes aidées par les Restos du Cœur vivent dans des situations précaires, comme chez un proche, en urgence ou sans logement. La hausse des loyers aggrave cette situation. Lorsque le logement absorbe une grande partie du budget, il reste moins d’argent pour se nourrir. La gestion du coût du logement devient alors essentielle pour préserver la nourriture.
Des profils variés mais vulnérables
Selon le ministère des Solidarités, en 2026, la précarité alimentaire concerne différents types de ménages. Cependant, certaines familles sont plus exposées, notamment les familles monoparentales, celles avec de faibles ressources ou en difficulté de logement. Entre 2018 et 2025, 5,5 millions de personnes ont sollicité l’aide alimentaire au moins une fois. La vulnérabilité économique peut être temporaire, mais elle peut aussi toucher des familles de manière imprévisible.
Une précarité souvent temporaire
Les bénéficiaires sortent en majorité rapidement
Recourir à l’aide alimentaire ne signifie pas forcément rester dans la pauvreté durablement. En moyenne, les bénéficiaires des Restos du Cœur y restent 18 mois. La majorité quitte l’aide après un an. Seuls 14 % y restent plus de trois ans. Cela montre que la précarité est souvent passagère et que le renouvellement des bénéficiaires est fréquent. Lorsqu’un revenu diminue, réduire les dépenses alimentaires devient une nécessité.
Les enfants parmi les plus vulnérables
Les enfants sont particulièrement touchés lorsque leur famille rencontre des difficultés économiques ou résidentielles. Près de 25 % des personnes aidées par les Restos du Cœur ont moins de dix ans, alors qu’ils ne représentent qu’une petite partie de la population. Cette surreprésentation souligne les conséquences du manque de ressources pour les familles. Pour limiter les dépenses, des astuces anti-gaspi peuvent aider à préserver le budget alimentaire. La situation des jeunes enfants et des familles fragiles reste un enjeu social majeur en France.
Une réponse partielle à un problème complexe
L’aide alimentaire reste un outil essentiel pour faire face à la précarité, mais elle ne suffit pas à elle seule. L’État soutient les associations, les épiceries sociales et diverses initiatives pour améliorer l’accès à une alimentation suffisante et de qualité. Le ministère rappelle que l’alimentation est un facteur clé de santé et de lien social. Des solutions comme les paniers anti-gaspi peuvent aussi contribuer à réduire les dépenses. La lutte contre la précarité alimentaire doit donc s’appuyer sur une approche globale et durable.
En résumé
- Une étude publiée le 5 octobre 2026 analyse les données de 5,5 millions de bénéficiaires des Restos du Cœur entre 2018 et 2025.
- Le chômage et les difficultés de logement sont des facteurs majeurs de précarité alimentaire, touchant principalement les familles monoparentales et les ménages à faibles ressources.
- La précarité alimentaire est souvent temporaire, avec une majorité de bénéficiaires qui sortent de l’aide en un an, soulignant l’importance de solutions durables.



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