Jambon en supermarché : découvrez ce que 60 Millions de consommateurs recommande en 2026

Le jambon en supermarché : les recommandations de 60 Millions de consommateurs en 2026

Les Français consomment beaucoup de charcuterie, notamment du jambon cuit ou blanc. En moyenne, chaque personne en mange 30 kilos par an. Bien que souvent perçu comme plus sain que le saucisson ou le pâté, le jambon reste une charcuterie qui présente certains risques pour la santé.

En effet, la charcuterie est classée comme cancérogène certain. Sa forte teneur en sel et en graisses saturées peut favoriser des maladies cardiovasculaires telles que l’hypertension, le mauvais cholestérol LDL ou l’athérosclérose. De plus, l’utilisation de nitrites, des additifs utilisés pour la conservation et la couleur, est également préoccupante. Ces substances sont associées à un risque accru de cancer colorectal, de diabète de type 2 ou d’hypertension, selon des études de l’Inrae et de l’Inserm.

Face aux réglementations européennes qui fixent une dose maximale de 120 mg/kg de viande pour le jambon d’ici 2028, ainsi qu’à l’émergence de produits sans nitrites ou à base d’alternatives végétales, l’association 60 Millions de consommateurs a mené une enquête. Son objectif : analyser la composition des jambons du marché.

Les résultats de l’enquête

Les analyses portent sur une quinzaine de produits, principalement de marques nationales ou de distributeurs. La majorité d’entre eux limitent la présence de nitrites, à l’exception de la référence Saint Alby de Lidl, où la teneur n’excède pas 6 mg/kg, avec ou sans nitrites.

Les produits sont généralement fabriqués en laboratoires industriels, équipés pour réduire au maximum le risque de contamination bactérienne, même avec peu ou pas de nitrites. Cependant, près de la moitié des jambons contiennent entre 8,8 et 12,9 mg/kg de nitrates, qui peuvent être présents naturellement ou ajoutés comme additifs. Certains jambons sans nitrites, comme ceux de Fleury Michon ou Herta, en comportent également.

Selon l’Anses, en achetant ces produits « sans nitrites ajoutés » mais contenant du bouillon de légumes, le consommateur reste exposé aux nitrites et aux risques qui y sont liés.

Composition des produits

Dans tous les cas, la viande est en première position dans la composition, ce qui est positif. Elle est souvent suivie de sel ou d’eau, seule ou avec un bouillon. Selon les références, on trouve aussi du sucre, des plantes aromatiques, des arômes naturels, du gras, de la couenne ou des additifs.

Certains jambons ne comportent qu’un seul additif, tandis que d’autres en contiennent jusqu’à quatre. La teneur en protéines est généralement comprise entre 20 et 22 grammes pour 100 grammes. Pour un adulte de 60 kg, cela représente environ trois tranches de jambon pour couvrir ses besoins quotidiens en protéines, selon l’association.

Sur le plan nutritionnel, le jambon cuit est plutôt raisonnable : il contient environ 114 calories pour 100 grammes et une faible quantité de graisses saturées, avec un maximum de 1,8 gramme pour 100 grammes. Cependant, le point faible majeur reste la teneur en sel. Plus de la moitié des produits testés affichent entre 1,9 et 2 grammes de sel pour 100 grammes, ce qui représente déjà un sixième de la dose journalière recommandée par les autorités sanitaires.

Les jambons végétaux : un marché en évolution

Les jambons végétaux présentent des variations importantes en termes de composition. Certains, comme ceux de Wheaty ou BezMiesny, sont beaucoup plus caloriques, avec respectivement 250 et 268 calories pour 100 grammes, soit le double des références comme La Vie, Heura ou HappyVore.

Ils sont également souvent trop salés, avec une teneur allant de 1,3 à 1,8 gramme pour 100 grammes. Leur apport en fibres est faible, ne dépassant pas 6 grammes pour 100 grammes. Seul BezMiesny se distingue par sa richesse en protéines, avec 28 grammes pour 100 grammes, ce qui peut rendre ce produit plus intéressant que le jambon animal.

Les listes d’ingrédients dans ces produits végétaux sont longues, comprenant souvent 12 à 16 composants, dont des additifs. Les fabricants utilisent principalement des protéines de soja, de pois ou de blé, mais il faut rester vigilant sur le contenu en sel, graisses saturées et la longueur de la liste d’ingrédients.

Comment choisir son jambon en supermarché ?

Pour le jambon de porc, il est conseillé de privilégier une liste d’ingrédients courte, avec une majorité de viande. La teneur en sel doit idéalement rester en dessous de 2 grammes pour 100 grammes. Il est également important de consommer ce type de charcuterie avec modération, dans le cadre d’une alimentation équilibrée.

Concernant les jambons végétaux, il faut privilégier ceux riches en protéines, notamment à base de soja, de pois ou de blé. Il faut aussi vérifier leur teneur en sel, en graisses saturées et la longueur de la liste d’ingrédients pour faire un choix plus sain.

Laisser un commentaire