Minelli ferme ses boutiques : soldes jusqu’à 60 % avant la fin
Minelli annonce la fermeture définitive de ses boutiques
La marque de maroquinerie et de chaussures Minelli, fondée en 1973, va fermer ses magasins de manière définitive. Après avoir été placée en redressement judiciaire en mars dernier, l’enseigne a décidé de cesser ses activités.
Les 21 points de vente encore ouverts resteront accessibles jusqu’au 30 mai. D’ici cette date, la marque organisera des soldes avec des remises allant jusqu’à 60 %. Cependant, les commandes en ligne sont suspendues pour le moment.
La société a annoncé cette décision via un message publié sur Instagram, précisant que la fermeture se fait « le cœur lourd ». Elle invite ses clients à profiter de ses collections une dernière fois dans ses boutiques avant la fermeture.
Un contexte difficile pour Minelli
Minelli a déjà connu des difficultés financières en 2023. La marque avait alors tenté de se sauver par une reprise partielle impliquant plusieurs investisseurs et la marque de vêtements Mes Demoiselles Paris. Elle avait été intégrée dans une nouvelle structure appelée « Maison Minelli ».
Malgré cette restructuration, la situation financière s’est aggravée. Lors de son dernier exercice comptable (2024-2025), l’enseigne a enregistré une perte de 3,7 millions d’euros. La restructuration a également entraîné une réduction drastique des effectifs, passant de 600 à moins de 200 employés.
Des offres de reprise limitées
Avant la date limite du 11 mai, plusieurs repreneurs potentiels ont manifesté leur intérêt. Cependant, la majorité des offres concernent uniquement une ou deux boutiques, sans reprendre l’ensemble de l’activité ni tous les salariés.
Parmi les propositions, des marques comme Maje (groupe SMCP), Father and Sons, ou l’opticien Jimmy Fairly ont présenté des offres pour une ou deux boutiques. Le groupe de logistique Baghaira a proposé de reprendre la marque, ses stocks à hauteur de 2,7 millions d’euros, et neuf salariés du siège, mais pas les boutiques ni leurs employés. La proposition la plus surprenante vient de Philippe Sayada, ancien acteur de la mode et de l’horlogerie, qui offre de reprendre la marque pour seulement deux euros, sous conditions à préciser.
Ce secteur, déjà fragilisé par l’évolution des habitudes de consommation, la montée des coûts, la concurrence de la fast fashion et du marché de la seconde main, voit de nombreuses enseignes confrontées à des difficultés. Ces deux dernières années, plusieurs marques d’accessoires et de prêt-à-porter comme Claire’s, Jennyfer, IKKS ou Okaïdi ont également été placées en redressement ou liquidées en France.



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